Après plusieurs
années de sécheresse jusqu'en 2002, les points d'eau des villages s'étaient
tous taris. Les femmes et les enfants en temps de sécheresse doivent
parcourir entre 5 et 12 km, chaque jour, pour trouver de l'eau. L'eau,
disponible en petites quantités, sert alors presque exclusivement à
la boisson, et toutes les autres utilisations (maintien de l'hygiène,
lessives…) sont dangereusement réduites. D'autre part, la sécheresse
provoque aussi diminution du temps consacré à l'éducation et à la production
agricole.
Une restructuration
de la politique de gestion de l'eau a donc été initiée par le gouvernement
marocain. Une nouvelle loi sur l'eau a été promulguée par le Parlement
le 15 Juillet 1995 et un Programme d'Approvisionnement en Eau potable
pour les Populations Rurales (PAGER) a été lancé. Ce programme, appuyé
par la communauté internationale, ne peut répondre aux besoins immédiats
de l'ensemble des populations rurales qui doivent faire face à une situation
de plus en plus alarmante dans certaines régions.
Aussi, l'action
de lutte contre les effets de la sécheresse a pour principaux objectifs
de mobiliser et de canaliser les ressources hydriques disponibles afin
de les rendre accessibles à la population et afin d'alimenter les villages
en eau potable. En résumé, les objectifs sont :
-
Améliorer
l'accès à l'eau pour une population de 35 095 bénéficiaires
-
Mettre en
place une gestion rationnelle des ressources en eau
-
Améliorer
l'hygiène et les pratiques sanitaires
-
Sauvegarder
les activités économiques
-
Préserver
le cheptel
De plus, cette action
vise à renforcer la société civile en encourageant les associations
villageoises des communes rurales à se fédérer, et à devenir de ce fait,
un interlocuteur capable de jouer un rôle moteur dans le développement
de sa région.